Il y a cinq ans est apparue la loi du 13 avril 2016 qui pénalisait les clients et mettait fin au délit de racolage. Un texte qui continue à diviser les associations. 

Cinq ans ont passé depuis la création de la loi du 13 avril 2016 visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées. Cinq ans après, les associations sont toujours très divisées sur le sujet. Un côté souhaite mettre fin au système prostitutionnel. Mais d’autres associations demandent une légalisation de la prostitution avec un cadre juridique pour les travailleuses et travailleurs du sexe. Dans un contexte sanitaire qui précarise encore plus les personnes en situation de prostitution, les associations de terrain se mobilisent, aux côtés des survivantes, pour exiger une phase 2 de l’application de la loi.

Cette loi ne fait pas l’unanimité.

Un rassemblement a eu lieu ce mardi 13 avril devant l’Assemblée nationale. Depuis 2016, 1 300 clients en moyenne par an ont été verbalise. Les manifestant-e-x-s considèrent que le texte a été pensé sans les personnes concernées et qu’il les fragilise.Depuis 2017, 564 personnes sont sorties de la prostitution. Elles demandent plus de moyens et une phase 2 de la loi, avec revalorisation de l’aide financière de 330 euros par mois.